Les subventions
délivrées par l'ANAH concernent uniquement les travaux d'amélioration réalisés
dans les logements situés dans des immeubles achevés depuis plus de 15 ans,
appartenant soit à des propriétaires privés et mis en location à titre de
résidence principale, soit à des propriétaires occupants dont les ressources ne
dépassent pas un certain seuil. Le logement qui bénéficie d'une subvention doit
impérativement être loué ou occupé, à titre de résidence principale pendant neuf
ans minimum.
Les travaux admis sont :
-
les travaux destinés à
l'amélioration de l'habitat en matière de sécurité, de salubrité ou
d'équipement des immeubles,
-
les travaux d'accessibilité ou
d'adaptation aux personnes âgées / à mobilité réduite / handicapées
physiques,
-
les travaux favorisant le
développement durable,
-
les travaux lourds recevables (la
liste peut être consultée sur www.anah.fr), comme la transformation d'immeubles non destinés
initialement au logement, une extension de la surface habitable ou la création
de locaux annexes dans les parties communes (local vélo, chaufferie
collective), dans la limite des 14 m².
Pour 2004, l'Agence a
décidé de se consacrer en priorité à trois axes majeurs :
Les prestations de
maîtrise d'œuvre et d'études préalables liées à la conception du projet et à sa
réalisation peuvent également faire l'objet d'une
subvention.
Propriétaires bailleurs
Les plafonds de dépenses
subventionnables se calculent de deux manières différentes pour les parties
privatives et les parties communes tandis que le montant de la subvention est
calculé en fonction d'un pourcentage appliqué au montant des dépenses hors
taxes. Ce pourcentage varie de 20 à 70% et le montant global de la subvention
est compris dans une fourchette allant de 10.000 € à 26.000 €.
Pour les
propriétaires bailleurs, les plafonds de dépenses subventionnables sont fixés en
fonction du nombre et de la surface de logements subventionnables appartenant au
propriétaire et concernés par les travaux. Pour ce qui concerne les parties
privatives, le calcul est fonction du nombre de logements et de la surface
habitable subventionnable (limitée à 150 m² par logement). Pour les parties
communes, le plafond se calcule avec un forfait appliqué à la surface habitable.
Ces sommes sont ensuite ramenées à un coefficient géographique destiné à prendre
en compte les différences de travaux entre les régions.
L'indice
géographique a été mis en place avec l'application du dispositif d'amortissement
"De Robien".
Voici les coefficients selon les trois zones déterminées
:
-
Zone A (agglomération parisienne et
Côte d'Azur) : 1,5
-
Zone B (agglomération de moins de
50.000 habitants, périphérie de l'agglomération parisienne, zones frontalières
ou littorales) : 1,3
-
Zone C (reste du territoire) :
1
Selon le type de
travaux et de loyers pratiqués, le taux de subvention maximal varie de 20 à 70%.
Cumulées, les aides de l'ANAH, peuvent atteindre 80% du montant des dépenses,
voire 100% si les travaux s'inscrivent dans le cadre des zones prioritaires, de
sortie d'insalubrité et de travaux d'accessibilité et d'adaptation pour les
personnes en situation de handicap
Propriétaires occupants
Pour
les propriétaires occupants, les subventions sont forfaitaires. Suivant le type
d'intervention, le taux de subvention varie de 20 à 70% pour des plafonds de
travaux variant de 8.000 à 11.000 €.
Taux de subventions et plafond de
dépenses se répartissent selon la grille suivante :
-
Travaux réalisés pour des
propriétaires occupants hors cas très sociaux : 20% jusqu'à 11.000 € de
dépenses,
-
Travaux réalisés pour des
propriétaires très sociaux (propriétaires dont les ressources sont inférieures
ou égales à 50% du plafond fixé pour bénéficier des aides) : 35% jusqu'à
13.000 €,
-
Travaux de sortie d'insalubrité et
de péril dans les parties privatives ou dans les parties communes d'un
immeuble en monopropriété ou copropriété : 50% jusqu'à 26.000 €,
-
Interventions spécifiques à
caractère social, suppression des peintures au plomb, travaux d'adaptation
pour les personnes âgées ou handicapées : 70% jusqu'à 8.000
€.
Le montant minimum des
dépenses donnant droit à une subvention est de 1.500 €.
Plafonds de
ressources
Les ressources pour être éligible aux subventions sont
plafonnées en fonction du nombre de personnes habitant dans le logement. Ces
plafonds varient de l'Ile-de-France à la Province :
|
Nombre de
personnes |
Ile de France
(€) |
Province
(€) |
|
1 |
11
818 |
8183 |
|
2 |
17347 |
11968 |
|
3 |
20832 |
14393 |
|
4 |
24325 |
16815 |
|
5 |
27829 |
19248 |
|
Et par personne
supplémentaire |
Ajouter 3496
€ |
Ajouter 2424
€ |
Primes
disponibles
L'ANAH verse également des primes dans certains cas, aussi
bien pour les propriétaires bailleurs que pour les propriétaires
occupants.
-
Primes pour la remise en marche de
logements vacants : 3.000 €,
-
Prime pour les économies
d'énergies :
-
Mise en place d'une chaudière
individuelle à condensation : 900 €,
-
Mise en place de fenêtres à
isolation renforcée : 80 € par fenêtre,
-
Mise en place d'un chauffe-eau
solaire individuel : 900 € maximum
-
Mise en place d'un système solaire
combiné : 1.800 € (cumul possible avec aides de l'ADEME et collectivités
territoriales possibles mais ces dernières sont plafonnées),
-
Mise en place d'une pompe à
chaleur : 900 € maximum pour un système air/eau, ou 1.800 € pour un système
à capteurs enterrés. Cette prime accompagne une subvention de l'ANAH,
l'installation d'une pompe à chaleur étant considérée comme travaux
d'amélioration de l'habitat,
-
Mise en place d'une chaudière
individuelle à bois (avec label Flamme Verte) : prime maximale de 900
€.
Enfin, le
montant de la dépense subventionnable peut être minoré de 10% quand le demandeur
effectue lui-même les travaux.
3. Les aides financières pour les Travaux de sortie
d'insalubrité
Vous pouvez demander une aide pour certains travaux dits de
sortie d'insalubrité. Ces travaux doivent impérativement concerner la toiture,
les murs, l'isolation thermique ou les parties communes d'un
logement.
Pour avoir droit à l'aide de sortie d'insalubrité, certaines
conditions doivent être remplies :
-
les travaux concernent votre
résidence principale et vous y habitez depuis plus de 2 ans,
-
un arrêté préfectoral a déclaré
votre logement, où l'immeuble dans lequel il se trouve, insalubre mais
remédiable,
-
vos ressources ne dépassent pas le
plafond fixé.
La subvention peut
être cumulée, sous certaines conditions, avec la prime à l'amélioration de
l'habitat et la subvention au titre de la protection architecturale.
La
subvention peut aussi être cumulée avec le prêt conventionné ouvrant droit à
l'aide personnalisée au logement.
Pour demander cette subvention,
adressez-vous à la direction départementale de l'équipement (DDE).